3 – ALOPECIE bis/ C’EST PAS GRAVE, LES CHEVEUX CA REPOUSSE !

Il ne fait pas de doute que cette sentence est verbalisée pour nous rassurer, nous consoler, nous cajoler NOUS les femmes qui avons à la fois le sein de guingois et plus un poil sur le caillou (et pas que !). Assez vite, cette phrase a eu raison de mon sourire, de ma bonne-humeur et de ma bienveillance à l’égard de ceux justement qui se pensaient bienveillants avec moi. Ces quelques mots me donnaient envie de hurler ou de mordre mon interlocuteur (ou les deux à la fois parfois). Mais comme je suis bien une fille bien élevée et pourvue de la fonction exécutive que l’on nomme l’inhibition, je me contentais le plus souvent de détourner le regard. Mais à vous je sais que je peux le dire : pour moi c’est grave de perdre mes cheveux.

Mlle Rosa-Lisa – femme femme avec ou sans cheveux.

2 – ALOPECIE 

Nom féminin dont on devrait l’étymologie au renard – qui perd ses poils d’hiver une fois l’an au début du printemps. Jamais vu pour ma part un renard chauve ! C’est sans doute que son alopécie – au renard – doit être transitoire et reversible. La nôtre aussi certes mais elle dure de fait trop longtemps. Impossible de témoigner de cette perte capillaire, de sa violence et de ses répercussions sans avoir la larme à l’œil pour ma part. Et si nous militions, nous les femmes, pour que la recherche s’intéresse enfin à cet effet secondaire qui nous fait porter perruques, foulards, chapeaux et autres postiches. Montrer ou pas notre tête nue est un choix personnel qui ne se discute pas et qui n’a pas de lien avec le fait d’assumer ou pas cette pathologie si particulière qu’est le cancer du sein.

Mlle Rosa-Lisa – Militante dans l’âme quand il s’agit de défendre la cause des femmes.

1 – LA TRESSE de Laetitia Colombani

L’auteur confie que c’est parce qu’elle a accompagné sa meilleure amie pour choisir une perruque, qu’elle a eu l’idée et l’envie d’écrire ce livre. Je vous laisse imaginer pourquoi l’amie en question avait été victime, d’un coup d’un seul, d’alopécie (nom savant pour dire la perte des cheveux). Ça a quelque chose d’étrangement banal vous avouerez et cela ne manquera pas de rappeler de drôles de souvenirs à plusieurs d’entre nous. C’est pourquoi il est un peu question de nous dans ce livre choral qui raconte le destin de 3 femmes, sur 3 continents.  Ce premier roman fait la part belle aux femmes. Chacune d’entre elle a une rage de vivre, une pulsion de vie qui les galvanisent pour influer sur leur vie et justement leurs vies s’entremêlent telles les 3 brins d’une tresse.Mlle Rosa-Lisa – Lectrice assidue à ses heures gagnées.